Sciences

Mémoriser les termes

Des jeux de mots et des images

Si vous avez de la misère à vous souvenir de certains termes, le truc que je vous conseille est de vous créer des images mentales pour vous aider.
C'est une astuce fréquente qui revient souvent lorsque l'on parle de mémorisation. Dans tous les cas, lorsqu'on se crée un jeu de mot ou une image, on a davantage tendance à s'en souvenir. Puisqu'en science, il y a de nombreux mots spécifiques au langage scientifique, je vous conseille de les mémoriser en utilisant cette technique.

EX :

Pour reconnaître les différences entre une haute pression et une basse pression, j'imaginais les effet de la pression sur les nuages.
Lors d'une haute pression, les nuages sont écrasés au sol par l'effet de la pression et ils disparaissent. Ainsi, une haute pression apporte un ciel dégagé.
Lors d'une basse pression, les nuages peuvent s'envoler librement. De plus, la basse pression est aussi appelée dépression. Ainsi, lorsque le temps est nuageux, il ne fait pas beau. C'est comme si le ciel était en dépression.

EX :

Pour différencier les fronts chauds et les fronts froids, j'utilisais le même genre de jeux de mot.
Lorsque l'air monte rapidement (lors d'un front froid), cela provoque souvent des orages. Je me disais alors que l'air montait « vite comme l'éclair ».
Lorsque, à l'inverse, l'air monte lentement (lors d'un front chaud), cela provoque un tapis de nuages. J'imaginais donc la masse d'air qui déposait des nuages tout le long de sa montée. Puisque l'ai monte longtemps, cela forme un tapis de petits nuages.

Le truc de la mémorisation fonctionne aussi avec d'autres termes. À vous de trouver quels jeux de mots vous aident.

Ps : Si vous avez des idées à proposer ou voulez que j'en ajoute, n'hésitez pas à me contacter

Organiser ses calculs

La préparation

Lors d'un calcul complexe ou long, c'est important de bien se préparer.
Si on essaie, dès le début, de commencer le calcul, on risque de devoir recommencer après avoir fait une erreur.
Pour être certain de ne pas oublier de détails, je vous conseille de préparer chacune de vos données et de vous assurer de comprendre le calcul à effectuer.

EX :

Question : Calculez la résistance d'un appareil fonctionnant sous une tension de 140V et utilisant une puissance de 2240W.

On prépare bien nos variables :
R=?
U=140V
P=2240W
I=?

On s'assure de bien comprendre le calcul :
Je dois trouver R. Je devrai utiliser la formule U=RI.
Je dois trouver I. Je devrai utiliser la formule P=UI

Ensuite, lorsqu'on a compris et qu'on a vérifié chacune des information qui nous sont données, on peut commencer le calcul.
Au début, tout cela peut paraître long, mais, avec la pratique, on devient plus rapide. De plus, on évite beaucoup d'erreurs en utilisant cette méthode.

Apprendre les formules

Former des expressions

En sciences, il faut souvent apprendre des formules.
Pour s'en souvenir plus facilement, je vous conseille de former des expressions ou des jeux de mots encore une fois.

EX :

La formule pour calculer une puissance est P=UI.
Si on observe les variables (les lettres P, U et I), on se rend compte qu'elles forment le début du mot puissance. Elles sont dans le même ordre donc on peut facilement s'en souvenir avec cette méthode.

EX :

La formule pour calculer une résistance est U=RI.
Si on observe les variables (les lettres U, R et I), on se rend compte qu'elles forment le début du mot urine. En utilisant ce mot clé, on peut facilement se souvenir de cette formule également.

EX :

La formule pour calculer l'énergie consommée est E=PΔt.
Si on observe les variables (E, P et Δt) et qu'on a un peu de créativité, on peut comparer Δ à un A. De cette manière, cette formule forme le début du mot épater. D'ailleurs, cette formule m'EPΔte!

La même astuce peut être utilisée avec de nombreuses formules, il suffit d'utiliser un peu son imagination!

Manipuler les formules

Lorsqu'on cherche une variable précise dans un calcul, on doit souvent manipuler la formule pour isoler cette variable.
La seule chose à ne pas oublier dans ce cas est d'utiliser de principe du balancement. On peut alors modifier la formule comme bon nous semble pour isoler notre variable avant de commencer le calcul. De cette manière, on évite plusieurs erreurs de calcul et facilite le travail. Au début, cela peut sembler difficile, mais en pratiquant on gagne en rapidité et on se rend compte que ça en vaut vraiment la peine.

La stœchiométrie

Balancer les équations

Pour faire de la stœchiométrie, on doit utiliser des équations chimiques balancées.
Une astuce pour avoir plus de facilité avec le balancement de ces équations est de commencer avec la molécule la plus grosse. De cette manière, on règle, dès le début, le plus gros déséquilibre. Il sera donc plus facile de rééquilibrer l'équation car les autres modifications que nous apporteront à l'équation seront plus petites.

Effectuer la stœchiométrie

Pour éviter de se tromper dans une situation de stœchiométrie, on doit avoir une bonne méthode.
Il faut être organisé!
On peut tous avoir sa technique, mais, en général, les étapes sont les mêmes.

  1. Balancer l'équation
  2. Inscrire les informations disponibles
  3. Identifier ce que l'on cherche
  4. Utiliser des proportions pour calculer
  5. Vérifier notre réponse
Les premières étapes deviennent assez simples avec un peu de pratique. Là où il faut faire attention, c'est aux étapes 4 et 5.
À la quatrième étape, il est important de bien comprendre les proportions à effectuer mais toute la stœchiométrie se résume en un mot : proportions. Utilisez le tableau périodique pour trouver les masses molaires des molécules de votre équation puis effectuez les proportions nécessaires. Si vous avez toujours de la difficulté, demandez à votre enseignant de vous expliquer et vous devriez comprendre où sont les proportions dont je vous parle. Si l'on comprend bien ces proportions, la stœchiométrie devient toujours pareille et aussi simple d'une fois à l'autre avec un peu de pratique.

À la cinquième étape, comme je l'ai mentionné, il est important de se vérifier. Bien que la stœchiométrie puisse devenir simple avec la pratique, puisqu'elle est basée sur des proportions, il est facile de se tromper. Je vous conseille de vérifier simplement avec votre logique : est-ce que les nombres semblent réalistes? S'ils n'ont pas l'air assez réalistes, refaites votre calcul pour vous assurez de ne pas avoir fait d'erreur.

La notion de mole

Au début, lorsque l'on découvre les moles pour la première fois, il est normal de se dire : « c'est quoi une mole? Je n'ai jamais entendu parler de ça. »
Dites vous simplement que la mole (avec comme symbole : mol) est une manière de représenter un nombre très grand.
Au final, dire « une mole d'atomes » c'est comme dire « une douzaine d'atomes » sauf qu'au lieu d'en avoir 12, on en a des milliards de milliards (c'est beaucoup!;) ).

Conversion d'unités

Les préfixes

Bien connaître les préfixes permet d'identifier correctement de quelle mesure on parle.
Lorsque l'on voit des unités de mesure, il y a des souvent un préfixe qui y est attaché et, avec un peu d'observation, on remarque que ce sont toujours les mêmes préfixes pour chaque unité de mesure.

Les préfixes les plus courants
Préfixe Symbole Signification Exemple avec les mètres
Giga G Un milliard de fois plus grand 1 000 000 000 m = 1 Gm
Méga M Un million de fois plus grand 1 000 000 m = 1 Mm
Kilo k Mille fois plus grand 1000 m = 1 km
Hecto h Cent fois plus grand 100 m = 1 hm
Déca da Dix fois plus grand 10 m = 1 dam
Déci d Dix fois plus petit 0,1 m = 1 dm
Centi c Cent fois plus petit 0,01 m = 1 cm
Mili m Mille fois plus petit 0,001 m = 1 mm
Micro μ Un million de fois plus petit 0,000 001 m = 1 μm
Nano n Un milliard de fois plus petit 0,000 000 001 m = 1 nm

Autres conversions

Certaines conversions, comme celles des concentrations, sont plus complexes. Il faut alors s'assurer de bien les comprendre pour pouvoir les utiliser.
Une fois qu'on a compris ce que représentent les unités, il est plus facile de faire une conversion.

EX :

1 ppm = 1 particule par million, c'est à dire une particule pour un million de particules.
1% V/V = 1/100 en unités de volume. L'unité peut être n'importe laquelle en autant qu'elle soit la même de chaque côté de la division (par exemple : 1 ml / 100 ml ou encore 1 L / 100 L)
1% M/V = 1 g / 100 ml
1% M/M = 1/100 en unités de masse. L'unité peut être n'importe laquelle en autant qu'elle soit la même de chaque côté de la division (par exemple : 1 g / 100 g ou encore 1 kg / 100 kg)

Une fois que l'on a compris ce que ces unités représentent, on peut s'habituer à les comprendre et les utiliser.

EX :

1 ppm = 1 / 1 000 000
1% = 1 / 100
Pour passer de 1 / 1 000 000 à 1 / 100, on doit multiplier par 10 000
À l'inverse pour passer de 1 / 100 à 1 / 1 000 000, on doit diviser par 10 000

Le pourquoi du comment?*

L'eau comme base

Pour mieux comprendre le système métrique, il faut savoir que presque tout est basé sur l'eau.
Ce n'est pas un hasard que l'eau gèle à 0°C et qu'elle s'évapore à 100°C.
Ce n'est pas non plus un hasard qu'un millilitre d'eau ait une masse d'exactement 1 gramme.

Le système métrique est basé sur l'eau. C'est pourquoi on utilise le % M/V avec des grammes par millilitre plutot qu'avec des grammes par litres. Comprendre d'où provient le système métrique peut aider à comprendre certaines notions. Maintenant vous savez!